Ma p'tite vie au quotidien

Troubles d’anxiété: oui on s’en sort!

Ça n’a jamais été un secret: j’ai des troubles d’anxiété. J’ai d’ailleurs écrit quelques articles à ce sujet juste ici: Troubles anxieux. En résumé, en octobre 2017 j’ai commencé brutalement à faire des attaques de panique et j’avais constamment l’impression d’être dans un monde irréel. J’ai dû arrêter de travailler sur le champ et j’ai immédiatement eu accès à une thérapie avec un psychologue. Oui, j’ai été extrêmement chanceuse d’avoir été pris en charge très rapidement, mais j’ai quand même été en arrêt de travail pendant 10 (longs) mois. Mais tout cela est (presque) derrière moi maintenant. Et je veux vous prouvez que oui, on peut s’en sortir.

Au début, je me souviens avoir lu le témoignage d’une personne sur un groupe de gens souffrant de troubles d’anxiété à propos de sa fierté d’avoir réussi à prendre l’autobus SEUL. Mon réflexe a été de me dire à moi-même que cette personne n’est clairement pas aussi « affectée » que moi pour avoir réussi ça! À cette époque, je croyais profondément ne plus jamais être capable de le faire tellement j’étais « malade ». C’est peu dire…

Troubles d’anxiété:  LA Question…

À chaque fois que je rencontrais un spécialiste, je ne pouvais m’empêcher de poser la question suivante: Vais-je revenir un jour comme avant? À chaque fois, aucune vraie réponse. Personne ne peut prédire l’avenir. Et le cerveau est tellement complexe! Aujourd’hui, je peux y répondre moi-même. Non, mais presque. Je vais être honnête, je n’ai rien trouvé de positif à toute cette expérience. Je ne suis pas plus « forte », je n’ai pas appris « grand chose » de nouveau sur moi-même, et non, je n’ai pas aimé particulièrement être en « congé » pendant 10 mois. Mais je suis fière des progrès que j’ai fait, avec de l’aide et par moi-même.

C’est lorsque tu rechutes que tu prends conscience que c’est toujours là, et que ça va probablement toujours le rester. Mais lorsque ça arrive, même après plusieurs mois, au moins, cette fois-ci, on est beaucoup mieux outillé pour y faire face! ET je sais que ce n’est que de l’anxiété. Ce n’est que de l’anxiété… Et aussi douloureux, épeurant, désagréable, souffrant… que ça puisse être, ça fini TOUJOURS par passer.

Pourquoi j’ai réussi à m’en sortir…

Il y a principalement 4 raisons qui m’ont permis de m’en sortir aussi « rapidement » et « facilement ».

  • Un support incroyable et sans jugements
  • Ma tête dure et mon obstination
  • Ma bonne humeur
  • PIS BEN DE LA « CHANCE »

Je l’avoue, j’ai de la chance! Une chance incroyablement précieuse! Oui, j’ai eu droit à un éventail de spécialistes, mais ce n’est rien comparé au soutien que j’ai eu de la part de mon entourage. Ils n’ont pas eu à faire grand chose: être là quand j’en avais besoin, ne pas me juger (IMPORTANT) sur le fait que je ne travaillais pas, m’accompagner lorsque je faisais constamment de l’évitement… et me laisser le temps nécessaire pour « guérir ». C’est ce qui m’a le plus aidé, et si je vous en parle aujourd’hui, c’est pour vous faire prendre l’impact immense que vous pouvez avoir pour des gens comme moi. Ne sous-estimez pas votre importance!

Étonnamment, mon moral ne m’a jamais lâché. Oui j’ai eu un petit moment de « déprime » au début, mais sans plus. J’essaie toujours de trouver du positif dans tout et j’étais parfaitement consciente que je devais garder le moral pour guérir. Parce que c’était mon seul et unique but: revenir comme avant! Rapidement.  Et comme mentionné plus haut, c’est en grande partie à la réaction des autres que j’ai réussi à garder le moral!

Et j’ai la tête dure. Vraiment. Si vous me suivez sur ma page Facebook, vous avez pu vous en rendre compte. Quand j’ai sentie que j’en était capable, j’ai décidé que je n’allais pas laisser l’anxiété gâcher ma vie. Je suis partie seule en vacances, aux États-Unis… J’ai pris une très longue marche sur le bord d’une « falaise » (Ausable Chasm) alors que j’avais connu des impulsions à vouloir sauter en bas dans le passé. Je suis allée dans une tour d’observation de 50 étages à Boston et fait des manèges en hauteur alors que j’avais le vertige. J’ai fait un tour d’hélicoptère alors que j’ai refusé de partir dans le Sud exceptionnellement cette année parce que j’ai peur de l’avion… Et ainsi de suite. Je ne veux pas laisser la peur dicter ma vie.

Tout n’est pas rose…

J’ai beau dire et répéter que j’ai eu un soutien incroyable d’environ 99% des gens autour de moi, ça ne prend qu’un seul % pour venir tout détruire. Pas parce qu’on est faible, mais parce qu’on est plus « sensible » et « fragile ». Oui vous aurez peut-être à vivre du jugements négatifs. Oui, vous aurez peut-être même des « pommes pourries » qui pourraient même aller jusqu’à essayer de vous nuire de façon volontaire. Dans ce cas-là, plutôt que d’éprouver de la haine, tournez ce sentiment en force. Montrer lui que ça ne fait que vous donner de la force et du courage.

Ces personnes ne valent certainement pas la peine que vous gâchiez tous vos efforts pour eux. Surtout lorsqu’on n’a pas le choix de côtoyer certaines personnes. Tournez ça en votre faveur! Ne leur donner surtout AUCUN pouvoir. Les troubles d’anxiété font malheureusement l’objet de trop de préjugés. Soit par méchanceté, mais aussi par ignorance. Concentrer vous plutôt sur les gens que vous avez hâte de revoir, en qui vous avez parfaitement confiance!

 

Le petit quelque chose de plus…

Je crois aussi que j’ai eu beaucoup de chance. Ma tête a décidé de m’infliger ces troubles d’anxiété, mais elle n’a pas voulu m’infliger plus. Pas de grosse déprime, heureusement! C’est pour cela que je dis que si moi j’ai réussi à m’en sortir, aussi facilement (…) et rapidement (…) ce n’est pas parce que je suis plus « forte » ou plus « déterminée » à guérir. Oui, ça prend de la force, du courage, de la détermination… mais je pense qu’il y a également ce petit quelque chose de plus. Ce même petit quelque chose de plus qui fait qu’on tombe. Sans raison et de façon imprévisible. À l’inverse, je pense que j’ai également eu droit à ce petit quelque chose de plus qui m’a aidé à me relever .Pourquoi? Aucune idée. Pourquoi moi? Ça changerait quoi de le savoir.

Mais dans toute cette épreuve, je suis probablement moins forte que les autres qui doivent continuer de se battre. Contre les troubles d’anxiété, contre la dépression, contre les préjugés. Pire encore, contre les trois. À ces gens, je leur souhaite cette magie. Ce petit quelque chose de plus qui va finalement leur permettre de sortir la tête de l’eau. Prendre une grande respiration. Revivre à nouveau. Gardez espoir. Et aux autres: soyez toujours à l’écoute de ceux qui n’ont pas encore eu droit à ce petit quelque chose de plus. Qui sait si vous n’en faites pas partie…

 

 

Je suis tombée, mais ce n’est pas parce que j’étais faible.

Je me suis relevée, mais ce n’est pas parce que je suis forte.

J’ai été malchanceuse, puis chanceuse…

Tout Simplement.

 

L’anxiété, tout comme la dépression, peuvent arriver à n’importe qui, n’importe quand, sans raison.

Et peut décider de repartir, plus rapidement pour certains, plus lentement pour d’autres…

C’est comme ça et c’est tout!

 

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